Organisation des manifestations dans la commune de Sô-Ava : des pratiques occultes pour empêcher la tenue des évènements

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Aigreur, jalousie, haine, mésestime, mépris, exaspération….C’est en ces termes qu’on peut qualifier la triste scène, devenue une nouveauté dans la région lacustre au Bénin. Les funérailles, les réjouissances, tout événement à organiser désormais au sein de la population ”Toffin” se doit de recueillir l’assentiment des personnes de mauvaise foi pour se tenir sans anicroche. Au cas contraire, jambes au cou.

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Département de l’Atlantique, commune de Sô-Ava et ses arrondissements et villages,Vekky , Ganvié 1 , Ganvié 2, Houédo-Gbadji, Ahomey, Dekanmey, Sô-Tchanhoué, Ganvié, Gbéssou et autres, pour organiser des évènements festifs ou funéraires dans la plus grande quiétude, il faut nécessairement que cela reçoive le consentement, l’acceptation d’une catégorie de personnes, des vieux et dans le lot, de jeunes gens qui utilisent une malignité poussée pour empêcher mystérieusement l’organisation de diverses manifestations. Jadis, ces personnes de mauvaise foi, utilisaient d’autres moyens pour régler des comptes.

Provoquer un essaim d’Abeilles, de fourmi magnan, la pluie, les vents violents, telles sont les méthodes employées par ces personnes pour troubler l’ordre normal des choses. A tout ceci, s’ajoutent bien d’autres moyens développés pour empêcher la tenue des grands rassemblements de réjouissance.

L’histoire renseigne bien qu’en région lacustre, l’organisation des agapes après les obsèques d’un parent est la caractéristique première des événements du week-end. La réjouissance ou la bombance est le loisir le plus réputé en fin de semaine. D’autres fêtes peuvent couvrir toute une semaine. Ces grands rassemblements de détente sont des moments de retrouvailles entre membres de diverses familles chaque week-end. Car, une bonne partie de la population ”Toffin” se retrouve de l’autre côté sur la terre ferme, Cotonou et Abomey-Calavi surtout. Ainsi, les occasions de fêtes servent d’occasion pour un retour à la source afin de renforcer les liens fraternels, familiaux, amicaux et de partage. A ces rencontres de partage, d’autres couches de la société, notamment des ami(e)s, des voisins, des collègues sont aussi invités.

Pour ceux qui font des voyages de découvertes ou qui sont allés à la découverte de cette merveille de Dieu ou de la nature, en visitant Ganvié et les autres localités comprises dans la commune de Sô-Ava, ils savent qu’il y a la terre ferme sur plusieurs parties, cachée par l’eau mais qu’on ne peut voir depuis l’embarcadère de Calavi ou dAkassato etc… Il y a bel et bien des bandes de terre entourées d’eau. D’où, la région lacustre n’a pas été privée de la terre. C’est justement sur ces espaces entourés d’eau que les réjouissances, des moments festifs sont organisés.

Malheureusement, des personnes tapies dans l’ombre choisissent ces moments pour développer leurs capacités à nuire ceux qui sont dans leur entourage ou environnement immédiat. L’inondation occultement provoquée est la nouvelle trouvaille depuis quelques moments pour créer la débandade, la déroute, la panique et ensuite la fuite et la dispersion de tout le monde surtout des invités dont la majeure partie ne sait comment nager. Dimanche 02 Juillet dernier dans le village de Houédo-Agué, la triste scène sest produite au grand désarroi des invités d’une famille qui a mis fin aux obsèques de son géniteur par une fête.

Habituellement, c’est au moment où les rayons du soleil disparaissent que les fêtes sont plus belles chez les ”Toffin” comme dans d’autres régions de l’Ouémé. Beaucoup d’ambiance, le menu était riche, le rafraîchissement illimité s’invitait. Les tables sont remplies de bouteilles de bière, de liqueurs et autres boissons dont la plus prisée par la population, le ”7 UP”. La fête devenait plus belle quand l’eau est sortie de son lit pour s’inviter sur la terre ferme bien que la partie méridionale du Bénin ne soit pas encore entré en période de crue. En un temps record, l’eau a pris d’assaut l’emplacement. «Tables et pieds sous une eau nauséabonde, le mélange a créé des troubles gastriques chez beaucoup. Nous sommes obligés de vite monter dans la barque motorisée pour partir de là. On a eu peur. Un habitant se trouvant autour de la même table que nous, estime que c’est provoqué. Je ne suis pas habitué à ça !», a regretté un des invités qui racontait sa mésaventure à l’arrivée de la barque qui assuraient le retour des invités à l’embarcadère de Akassato. «Des méchants se sont invités à la fête. Je connais celui qui a fait ça. Nous n’allons pas le rater », affirmait avec un ton coléreux, un des organisateurs de la fête qui raccompagnait certains invités à l’embarcadère d’Akassato.

La fête n’est pas allée au bout. Elle a été écourtée par la vilaine ingéniosité mystiquement mise en œuvre par des personnes de mauvaise foi qui ont provoqué cette inondation mytérieuse. Conséquence! Les enveloppes financières offertes en soutien aux organisateurs de fête en de pareilles occasions, n’ont pu être remises par certains invités, obligés à prendre leurs jambes au cou pour éviter la noyage. N’est-ce pas des pratiques à bannir au sein de la société. La haine et la méchanceté mieux les pratiques occultes pour nuire ne relèvent pas du passé.

Etienne YEMADJE

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