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Sénégal : Ce que l’on sait de la convocation des députés Pastef par la gendarmerie

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​Le climat politique sénégalais s’enflamme à nouveau. Ce 1er juin 2026, deux figures fortes du parti Pastef, les députés Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna, sont attendus à la Section de recherches de la gendarmerie. Une double convocation qui intervient dans un contexte ultra-tendu, marqué par le récent limogeage d’Ousmane Sonko.

Bien que les motifs officiels n’aient pas été divulgués, les récentes sorties publiques des deux parlementaires éclairent les raisons de cette offensive judiciaire

Cheikh Bara Ndiaye : l’affaire des « centaines de milliards »

Le député est dans le collimateur de la justice après des déclarations fracassantes à la télévision. Il a ouvertement accusé l’ancien ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, de détenir un compte bancaire personnel crédité de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Il avait déjà échappé à une arrestation le 26 mai, en marge de l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale.

Guy Marius Sagna : l’accusation de « braquage électoral »

Connu pour son franc-parler, le député s’est vigoureusement opposé sur les réseaux sociaux à la nomination du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô (notamment en raison des positions de ce dernier sur le franc CFA). En qualifiant le président de la République de « dissident Diomaye », Guy Marius Sagna a ouvertement dénoncé un « braquage électoral ».

Entre indignation politique et alertes de la société civile

Cette double audition par les gendarmes provoque déjà une onde de choc et fait craindre une nouvelle crise politique, alors que le pays attend toujours la formation du prochain gouvernement.

Dans un communiqué officiel, le parti a exprimé sa « profonde indignation » et a fermement mis en garde le pouvoir contre « toute instrumentalisation de la justice à des fins d’intimidations politiques ».
​L’inquiétude d’Amnesty International : Seydi Gassama, directeur de la section sénégalaise de l’organisation, redoute des poursuites uniquement liées à la liberté d’expression. Selon lui, cette situation rappelle dangereusement « des pratiques du passé » que le pays pensait avoir révolues.

beninnews.bj, l’information autrement.

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