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Nationalité béninoise : Claudy Siar annonce la fin de l’exigence du test ADN pour les Afro-descendants

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Le processus d’obtention de la nationalité béninoise pour les Afro-descendants pourrait connaître un important assouplissement. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Claudy Siar, chargé de mission du président Romuald Wadagni à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin, a annoncé que le test ADN ne serait désormais plus nécessaire pour engager les démarches de reconnaissance de la nationalité béninoise, rapporte Beninweb Tv.

S’adressant directement aux Afro-descendants désireux de devenir citoyens béninois, Claudy Siar a indiqué que les demandeurs n’ont plus besoin de fournir un test génétique pour prouver leur ascendance africaine. « Désormais, pour l’obtention de la nationalité béninoise, il n’est plus nécessaire d’effectuer un test ADN », a-t-il déclaré.Selon lui, les personnes concernées doivent simplement transmettre leur dossier à l’organisation Retour Gagnant Bénin, dont les coordonnées ont été mises à disposition dans la description de sa publication. Il a également encouragé les Afro-descendants à entreprendre cette démarche afin de rejoindre la communauté des nouveaux citoyens béninois, à l’instar de plusieurs personnalités ayant déjà obtenu cette nationalité.

Cette annonce s’inscrit dans le cadre de la politique menée par le Bénin en faveur des descendants d’Africains déportés lors de la traite négrière. À travers ce dispositif, les autorités béninoises entendent renforcer les liens historiques, culturels et mémoriels entre le continent africain et sa diaspora.Jusqu’à présent, la question de la preuve des origines africaines constituait un élément majeur dans l’examen des dossiers.

Le test ADN figurait parmi les moyens permettant d’établir cette ascendance. L’annonce de Claudy Siar laisse donc entrevoir une simplification de la procédure, susceptible de faciliter l’accès à la nationalité pour de nombreux Afro-descendants confrontés aux difficultés liées à la reconstitution de leur histoire familiale. Pour plusieurs communautés afro-descendantes établies dans les Caraïbes, les Amériques et d’autres régions du monde, les conséquences de l’esclavage et des déplacements forcés ont souvent entraîné la disparition ou la fragmentation des archives généalogiques.

Cette réalité rend complexe l’établissement d’une filiation précise avec leurs ancêtres africains.À travers cette politique, le Bénin poursuit un objectif de réparation mémorielle et de rapprochement avec les diasporas africaines. Le pays, notamment à travers la ville de Ouidah, haut lieu de mémoire de la traite transatlantique, ambitionne de devenir une terre de reconnexion pour les descendants des victimes de l’esclavage.Figure engagée dans la promotion des cultures africaines et afro-caribéennes, Claudy Siar incarne lui-même cette dynamique.

Récemment naturalisé béninois, il se présente comme l’un des symboles de cette volonté de rapprochement entre le Bénin et les Afro-descendants.Toutefois, cette évolution annoncée devrait faire l’objet de précisions officielles de la part des autorités compétentes. Les démarches demeurent encadrées par les textes en vigueur ainsi que par la plateforme dédiée à la reconnaissance des Afro-descendants.

Les conditions d’éligibilité et les documents requis restent donc déterminants pour l’aboutissement des demandes.Au-delà de l’aspect administratif, cette mesure témoigne de l’importance accordée par le Bénin à sa relation avec les diasporas africaines, dans une démarche de mémoire, d’ouverture et de réconciliation avec son histoire.

Amac Roland SIKO

beninnews.bj, l’information autrement.

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