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Détournement présumé de plus de 24 millions FCFA de frais de scolarité : un ancien étudiant jugé à Abomey-Calavi

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Au Bénin, un ancien étudiant de « Le Faucon » a comparu jeudi 11 juin dernier devant le tribunal d’Abomey-Calavi pour répondre de faits présumés de détournement de fonds et de falsification de documents administratifs. Le montant du préjudice allégué dépasse 24 millions de francs CFA, rapporte BipRadio.

Selon les explications fournies à l’audience par le directeur des affaires financières de l’établissement, les irrégularités concernent les frais de scolarité de plusieurs étudiants enregistrés entre 2017 et 2019. C’est à la suite d’un contrôle effectué en 2020 que l’école aurait découvert des incohérences entre les quittances présentées par certains étudiants et les montants réellement crédités sur son compte bancaire.

L’administration accuse le prévenu d’avoir servi d’intermédiaire dans le paiement des frais de scolarité de plusieurs étudiants. D’après le DAF, les sommes collectées étaient en grande partie détournées, tandis que de faibles montants, souvent limités à 5 000 francs CFA par étudiant, étaient effectivement versés sur le compte de l’établissement. Des documents auraient ensuite été modifiés afin de faire croire au règlement intégral des frais.

Face à ces accusations, le mis en cause s’est défendu en affirmant avoir été lui-même victime d’un système mis en place par un ancien étudiant de l’établissement. Il explique avoir découvert ce procédé lorsqu’il cherchait à payer ses propres frais de scolarité. Séduit par une ristourne obtenue après son paiement, il aurait recommandé la même démarche à plusieurs camarades. Selon ses déclarations, une vingtaine d’étudiants auraient ainsi confié leurs frais de scolarité au même intermédiaire. Il soutient n’avoir retiré aucun bénéfice significatif de l’opération, en dehors de ristournes dont le montant total avoisinerait 300 000 francs CFA.

Le prévenu a également fait valoir que l’ancien étudiant continuait de fréquenter régulièrement l’établissement et semblait entretenir des relations normales avec certains responsables administratifs, ce qui ne lui avait laissé soupçonner aucune irrégularité. Pour sa part, le directeur des affaires financières a rejeté toute implication et précisé que les visites de l’intéressé dans ses bureaux relevaient uniquement d’un accompagnement professionnel. Il a aussi indiqué que les comptes de l’établissement étaient soumis à des audits annuels réalisés par un cabinet spécialisé.

Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au 24 juillet 2026. À cette date, le cabinet d’audit ainsi que les représentants de la banque concernée sont attendus pour apporter des éclaircissements sur les mouvements financiers en cause.

Amac Roland SIKO

beninnews.bj, l’information autrement.

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