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VIH : l’Afrique du Sud déploie le « Lenacapavir », une arme préventive à l’efficacité quasi-totale

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Ce vendredi 5 juin, l’Afrique du Sud a franchi une étape décisive dans la lutte contre le Sida en lançant les premières injections de Lenacapavir.

Ce traitement préventif révolutionnaire, administré deux fois par an, affiche un taux de réussite proche de 100 %. Un espoir immense pour un pays où le virus touche plus de 10 % de la population, même si le défi de l’approvisionnement à grande échelle reste entier.

Le président Cyril Ramaphosa et son ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi, ont personnellement porté ce lancement pour marquer l’importance de l’événement. Dans un pays qui compte environ 8 millions de personnes vivant avec le VIH, l’arrivée de ce traitement est qualifiée de véritable « tournant historique ».

L’exécutif affiche une ambition claire : passer d’une phase pilote à un déploiement massif pour protéger un million de Sud-Africains d’ici la fin de l’année 2027.

La force du Lenacapavir réside dans la rupture technologique et médicale qu’il apporte par rapport aux traitements préventifs classiques (PrEP).

Fin de la contrainte quotidienne

Contrairement aux comprimés actuels qui exigent une prise de médicaments tous les jours, ce nouveau dispositif repose sur une seule injection tous les six mois.

Le traitement frôle les 100 % de réussite en mode préventif, ce qui permet de bloquer la transmission en amont plutôt que de gérer la maladie en aval.

Testé en premier lieu sur de jeunes adultes (comme Jein, 21 ans, première patiente vaccinée dans le township d’Embalenhle), il simplifie l’accès aux soins et lève la charge mentale liée à l’assiduité thérapeutique.

Cependant, les organisations de la société civile, à l’image de Health Gap, tirent la sonnette d’alarme : le stock actuel de 40 000 doses reste dérisoire face à la demande. Le gouvernement sud-africain a entamé des négociations cruciales avec le laboratoire américain Gilead, propriétaire du brevet, pour obtenir une licence de production locale. L’enjeu est capital : sans autonomie de fabrication, le pays restera dépendant des importations pour éradiquer l’épidémie.

beninnews.bj, l’information autrement

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