Sénégal : l’élection de Sonko à la tête de l’Assemblée vire à la tension, l’opposition quitte l’hémicycle

0 570

L’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal, mardi 26 mai 2026, s’est déroulée dans une atmosphère particulièrement tendue. Contestant la procédure ayant conduit au vote, plusieurs députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle avant le scrutin, dénonçant une élection « imposée » par la majorité de Pastef.

Malgré cette vive contestation, l’ancien Premier ministre sénégalais a été élu grâce à la confortable majorité parlementaire détenue par le parti Pastef. Selon plusieurs médias, Sonko a obtenu 132 voix sur les 165 sièges que compte l’Assemblée nationale sénégalaise.

Une séance électrique au Parlement

Dès l’ouverture de la séance, les échanges entre députés de la majorité et de l’opposition se sont rapidement tendus autour de la régularité du processus électoral. Des parlementaires opposés à l’élection de Sonko ont accusé la majorité présidentielle de vouloir passer en force.

Face à cette situation, plusieurs élus de l’opposition ont décidé de quitter la salle avant le vote final. Certains dénoncent une procédure qui, selon eux, « ne respecte pas les textes du Parlement ».

Cette sortie collective a fortement marqué la séance et donné à cette élection une dimension politique bien plus large qu’un simple changement à la tête de l’institution parlementaire.

Pastef impose sa majorité

Malgré le boycott de l’opposition, la majorité acquise à Pastef a permis à Ousmane Sonko d’être élu sans difficulté.

Cette arrivée de Sonko au perchoir intervient dans un contexte déjà sensible au Sénégal, marqué par des tensions politiques croissantes entre différents camps du pouvoir.

Pour plusieurs observateurs, cette élection pourrait redessiner les rapports de force au sommet de l’État sénégalais, surtout après les récents désaccords apparus entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

Une présidence de l’Assemblée déjà très politique

Dans son discours après son élection, Ousmane Sonko a tenté de rassurer sur ses intentions. Il a affirmé qu’il ne comptait pas utiliser l’Assemblée nationale pour créer un blocage institutionnel ou régler des comptes politiques.

Mais derrière ce discours d’apaisement, plusieurs analystes estiment que cette élection ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal.

Avec Sonko désormais à la tête du Parlement et Diomaye Faye à la présidence, certains craignent déjà un bras de fer entre les deux figures autrefois alliées au sein de Pastef.

benin-news.com, l’information autrement.


Leave A Reply

Your email address will not be published.

× Contactez-Nous