SCRUTIN PRESIDENTIEL DU 12 AVRIL 2026 : Ephrem Zanmènou décrypte un sursaut citoyen et appelle à consolider les acquis

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Avec un taux de participation de 63,57 %, le scrutin présidentiel du 12 avril 2026 a été largement remporté par le duo de la mouvance, Wadagni-Talata, crédité de 94,27 % des suffrages exprimés, contre 5,73 % pour celui de la FCBE, Hounkpè-Hounwanou. Ces statistiques rendues publiques ce jeudi par la Cour constitutionnelle confirment les tendances précédemment annoncées par la Commission électorale nationale autonome (Cena), qui donnaient déjà le duo gagnant dès le premier tour.
A la lecture de ces résultats, notamment du taux de participation, un constat s’impose pour Ephrem Zanmènou : le rapport des Béninois à l’acte électoral est en pleine évolution. Le leader politique de Sakété y voit une dynamique de réappropriation citoyenne. « Nous avons observé une mobilisation significative des citoyens. C’est la preuve d’un regain d’intérêt pour la chose publique », relève-t-il. Selon lui, loin d’être anodine, cette dynamique explique un repositionnement progressif du citoyen au cœur du jeu démocratique.
Abordant le score obtenu par le duo Wadagni-Talata, le leader politique y voit l’expression d’un large consensus national autour de ce ticket présidentiel. « Obtenir 94,27 % des voix au premier tour de l’élection montre que le président élu est un candidat de consensus national. Cela constitue également une consécration de la dynamique de développement en cours dans notre pays depuis 2016, sous le leadership du président Talon », souligne-t-il.
Dans son décryptage, Ephrem Zanmènou accorde une attention particulière aux dynamiques locales. A Sakété, où le taux de participation annoncé à 90,26 %, il voit la confirmation d’un engagement citoyen renouvelé. Ce niveau de mobilisation ne serait pas fortuit. Il résulterait, selon lui, d’un travail de proximité mené en amont par les acteurs politiques. « Lorsque les populations se sentent concernées et écoutées, elles répondent présentes », insiste-t-il. Si le satisfecit est assumé, il n’exclut pas pour autant un regard critique. Le leader politique appelle à ne pas s’enfermer dans une lecture triomphaliste du processus électoral. Pour lui, les acquis doivent être consolidés, notamment à travers un renforcement des mécanismes de transparence et une amélioration continue de l’organisation des scrutins. « Il est essentiel de corriger les insuffisances observées afin de préserver la confiance des citoyens », prévient-il. Dans la projection, Ephrem Zanmènou place le numérique au cœur des mutations à venir. Sans en faire une solution miracle, il y voit un outil pour moderniser le système électoral. « Le numérique constitue un levier important pour améliorer la fiabilité et la rapidité du processus », explique-t-il, plaidant pour une intégration progressive et maîtrisée de ces innovations. L’enjeu, selon lui, reste politique au sens plein du terme : reconstruire le lien entre gouvernants et gouvernés. « Le véritable défi est de faire en sorte que chaque citoyen se sente impliqué dans les décisions publiques », martèle-t-il. En filigrane, c’est bien la portée de l’année 2026 qui est interrogée. Pour Éphrem Zanmènou, cette séquence électorale ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais comme un point d’inflexion. « Les attentes sont fortes. Il revient à chaque acteur de jouer sa partition avec responsabilité et engagement », conclut-il.

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