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Égypte – Argentine : la polémique arbitrale qui ravive les frustrations des nations africaines en CDM

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La défaite de l’Égypte (3-2) face à l’Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 ne fait pas seulement parler pour son scénario spectaculaire. Depuis le coup de sifflet final, c’est surtout l’arbitrage qui concentre les débats et ravive un vieux sentiment partagé par de nombreux supporters africains : celui d’une compétition où les grandes nations semblent, trop souvent, bénéficier des décisions les plus favorables.

Au cœur de la polémique figure le but refusé à l’Égypte après intervention de la VAR. L’arbitre est revenu sur une faute présumée au début de l’action, alors qu’il avait initialement laissé le jeu se poursuivre jusqu’à la conclusion de l’attaque. Une décision conforme au protocole de la VAR, mais qui soulève une question essentielle : pourquoi cette même rigueur n’a-t-elle pas été appliquée sur l’action ayant conduit au troisième but de l’Argentine, alors que les Égyptiens réclamaient une faute préalable sur Mohamed Salah dans la surface ?

C’est précisément cette différence de traitement qui alimente la frustration. Plus encore que les décisions elles-mêmes, c’est leur manque apparent de cohérence qui nourrit le sentiment d’injustice. Plusieurs autres coups de sifflet contestés contre l’Égypte ont renforcé cette impression d’un arbitrage peu équilibré.

Sur les réseaux sociaux comme dans les médias africains et égyptiens, les réactions ont été nombreuses. Certains anciens joueurs, consultants et supporters estiment que l’Égypte a été privée d’un exploit historique. Sans aller jusqu’à parler de complot, beaucoup dénoncent un arbitrage qui a pesé sur le déroulement psychologique de la rencontre. Une équipe frustrée, obligée de contester des décisions qu’elle juge défavorables, perd inévitablement une partie de sa lucidité dans les moments décisifs.

Depuis des décennies, les sélections africaines sont souvent critiquées pour leur difficulté à gérer les dernières minutes des grands rendez-vous. Mais lorsqu’une succession de décisions arbitrales controversées intervient dans un même match, il devient difficile d’ignorer leur impact sur le moral et la concentration des joueurs. Le football se joue autant avec les jambes qu’avec la tête.

Cette rencontre relance également un débat plus large. À chaque Coupe du monde ou presque, des polémiques arbitrales impliquant des équipes africaines finissent par alimenter le même sentiment : celui d’un continent qui peine à bénéficier du même traitement que les puissances traditionnelles du football mondial. Qu’il s’agisse d’une simple perception ou d’une réalité statistique, cette impression s’installe durablement dans l’esprit des supporters.

La FIFA et les instances arbitrales ont fait de la VAR un outil destiné à réduire les erreurs et à renforcer l’équité. Mais cet objectif ne peut être atteint que si cette technologie est appliquée avec une cohérence irréprochable. Lorsqu’une intervention est jugée nécessaire dans un sens mais pas dans une situation comparable quelques minutes plus tard, les interrogations deviennent inévitables.

Cette rencontre soulève surtout une question plus profonde : celle de la confiance dans l’impartialité de la compétition. Les équipes africaines ne réclament ni faveur ni traitement de faveur. Elles attendent simplement que les mêmes critères s’appliquent à tous, quels que soient le prestige, le palmarès ou le poids médiatique de leur adversaire.

Car une Coupe du monde ne se juge pas seulement à la qualité du football qu’elle offre. Elle se mesure aussi à la confiance que les joueurs, les supporters et les nations accordent à l’équité de son arbitrage.

beninnews.bj, l’information autrement.

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