L’Etat béninois passe à l’offensive contre les pesticides dangereux commercialisés en dehors du cadre légal. À l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 1er juillet 2026, l’Exécutif a réaffirmé qu’aucun pesticide ne peut être mis en circulation sur le territoire national sans avoir obtenu une homologation conformément aux dispositions en vigueur. Cette décision fait suite au constat de la présence persistante de produits interdits dans les circuits de vente informels.
Selon le Conseil des ministres, certains commerçants continuent de distribuer des pesticides non autorisés, en dépit des risques qu’ils représentent pour la santé des populations. Parmi les produits concernés figure le SNIPER 1000 EC DDVP, un insecticide contenant du dichlorvos.
Cette substance est classée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la catégorie des produits à très forte toxicité. Bien qu’interdite, elle est encore utilisée dans certains foyers pour lutter contre les insectes domestiques. Face à cette situation, le gouvernement a décidé du retrait de ces pesticides du marché national.
Il rappelle que le dichlorvos, tout comme les autres substances jugées cancérogènes ou extrêmement dangereuses, est formellement interdit d’utilisation. Les ministres compétents sont chargés de mettre en œuvre cette décision en prenant toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter l’interdiction et renforcer les contrôles sur le terrain.
Les autorités entendent assainir le marché des produits phytosanitaires, protéger les consommateurs contre les risques d’intoxication et garantir le respect des normes de sécurité sanitaire sur toute l’étendue du territoire national.
Amac Roland SIKO
