Le Mozambique est sous le choc après l’assassinat de Mgr Osório Citora Afonso, évêque du diocèse de Quelimane. Le prélat a été retrouvé mort à son domicile épiscopal dans la matinée du samedi 6 juin 2026. Selon les premières informations, il a été abattu par des individus non identifiés.
Touché par une balle à la poitrine, Mgr Osório Citora Afonso, membre de l’Institut missionnaire Consolata et secrétaire de la Conférence épiscopale du Mozambique, n’a pas survécu à l’attaque. Depuis août 2025, il assurait également la fonction d’administrateur apostolique intérimaire de l’archidiocèse de Beira, sur nomination du pape Léon XIV.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les assaillants auraient utilisé une arme de type AKM. Le porte-parole du Service national d’enquêtes criminelles (SERNIC), Maximino Amílcar, a confirmé l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances de ce meurtre. « Nous avons été alertés très tôt ce matin après la découverte d’un corps sans vie sur les lieux. La victime a été atteinte à la poitrine, probablement au niveau du cœur », a déclaré le responsable du SERNIC.
Les enquêteurs indiquent que les auteurs du crime ont pénétré dans la résidence après avoir escaladé le mur d’enceinte. Ils auraient auparavant neutralisé la clôture électrique, qui était hors service depuis environ deux mois. Selon les autorités, cette situation aurait facilité leur intrusion et pourrait laisser penser qu’ils connaissaient déjà les faiblesses du dispositif de sécurité.
Cette disparition tragique a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique mozambicaine. Dans un communiqué, le président Daniel Chapo a exprimé sa « profonde tristesse » face à la mort de l’évêque, qu’il considère comme une perte majeure pour la nation et pour la communauté chrétienne.
Le leader de l’opposition, Venâncio Mondlane, a lui aussi rendu hommage au prélat, estimant que sa disparition constitue « un coup dur pour les valeurs de paix, de réconciliation et de dialogue » au Mozambique.
Située dans le centre du pays, à environ 1 500 kilomètres de la capitale Maputo, la ville de Quelimane se trouve loin des zones du nord régulièrement touchées par les attaques jihadistes. À ce stade, aucun lien n’a été établi entre cet assassinat et l’insurrection qui secoue certaines régions du Mozambique.
Amac Roland SIKO
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