Présidentielle 2026 : la mouvance tient son candidat

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Portez l’elegance

Les jours s’égrènent et l’échéance de 2026 se précise. Au-delà de la discipline de groupe imposée par le système partisan, le silence et l’inactivité des leaders politiques, sont symptomatiques de la réalité au cœur de la mouvance présidentielle : le potentiel successeur de Patrice Talon, est déjà connu par son cercle restreint.

Mozart

Fini le temps des réflexions ; Talon a déjà choisi son dauphin.

C’est une stratégie de longue haleine, orchestrée dans le secret. Depuis l’accession de Patrice Talon à la magistrature suprême en 2016, tout indique que la succession a été pensée comme une étape essentielle de la continuité de son œuvre. Contrairement à une vision improvisée ou à une simple réaction aux aléas politiques, cette démarche s’inscrit dans une stratégie millimétrée, où chaque étape a été soigneusement planifiée. La discrétion qui entoure aujourd’hui l’identité du potentiel successeur n’est pas le signe d’une hésitation, mais plutôt celui d’une mise en scène politique maîtrisée, visant à préserver la stabilité et la cohésion de la majorité. On tient d’une figure très très proche du chef de l’Etat, que « le choix est déjà fait, mais gardé secret. » Une confidence que corrobore la stratégie du chef de la mouvance présidentielle qui prend souvent le temps de bien faire ses affaires. Pour des analystes politiques, il est inconcevable que le président Patrice Talon, dont le mandat s’achèvera dans dix mois, n’ait pas déjà désigné son dauphin. La question n’est plus de savoir si ce choix a été fait, mais quand il sera officiellement dévoilé. Selon plusieurs sources proches du pouvoir, le nom de l’héritier politique est connu dans l’entourage restreint du chef de l’État, et sa révélation ne dépend plus que du « moment opportun ». Selon nos confrères de Jeune Afrique, « le porte-parole du gouvernement du Bénin a indiqué à l’AFP lundi 23 juin que le nom du candidat du camp présidentiel sera connu le 12 octobre prochain.» Une date qui cadre avec le calendrier électoral, qui fixe la déclaration des candidatures du 10 au 14 octobre. Mais d’autres sources bien enracinées dans le bureau politique du Bloc Républicain, l’un des partis politiques soutenant le chef de l’Etat, affirment que ce serait en septembre prochain. On en déduit donc, que ce moment pourrait intervenir à tout instant, dans un contexte soigneusement préparé pour maximiser l’impact.

Un profil d’excellence, reflet de la vision talonienne

Le futur candidat de la mouvance présidentielle devra incarner les valeurs prônées par Patrice Talon : rigueur, efficacité, lutte contre la corruption, et gouvernance vertueuse. Il ne s’agit pas simplement d’un choix basé sur des considérations partisanes ou de popularité, mais d’un profil qui doit continuer à porter la vision de développement et de stabilité que le président a instaurée. En ce sens, le dauphin choisi est un « prototype talonien, un bâtisseur acharné, un défenseur intransigeant des principes de bonne gouvernance», affirme notre source.
Il serait donc naïf de croire que ce casting, cette opération de succession est laissée au hasard ou à la simple volonté de certains acteurs. Tout indique que le scénario est ficelé, que le « moment » est choisi pour maximiser l’effet de surprise et assurer une transition en douceur.
2026 s’annonce comme une étape cruciale dans la continuité du projet politique de Patrice Talon. La mouvance présidentielle, en choisissant son candidat dans la discrétion, témoigne d’une maturité stratégique et d’une vision à long terme. Reste à savoir quand cette étape sera dévoilée au grand public. Mais une chose est certaine : le scénario est déjà écrit, et le prochain chapitre de l’histoire politique béninoise s’inscrit dans la continuité d’un projet soigneusement orchestré. À moins que l’offre de l’opposition ne soit le choix de la majorité des huit millions d’électeurs.

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