Squelettes d’enfants découverts derrière le Cnhu-Hkm : déjà des arrestations et auditions en série

0 761

L’affaire des squelettes d’enfants découverts derrière la clôture du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) connaît une évolution majeure. Lundi 31 mars 2025, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a franchi un cap en plaçant sous mandat de dépôt plusieurs suspects après des investigations approfondies.

Deux agents conventionnés du CNHU-HKM affectés à la morgue, le chauffeur du corbillard et un charlatan ont été écroués à la Maison d’arrêt de Cotonou, informe “Le Matinal”. Présentés au procureur spécial de la CRIET, ils sont désormais derrière les barreaux. Par ailleurs, deux autres agents col-vert sont également poursuivis dans ce dossier, bien qu’ils n’aient pas fait l’objet d’un mandat de dépôt.

L’enquête, menée par la Police républicaine avant d’être confiée à la CRIET, s’est notamment appuyée sur l’analyse des téléphones des agents de la morgue. Ces appareils ont été saisis, scrutés et tracés, permettant aux enquêteurs d’établir des connexions troublantes entre plusieurs suspects. Les soupçons se sont ainsi resserrés autour d’un réseau dont les ramifications pourraient dépasser le cadre des simples agents hospitaliers.

Dans cette affaire, d’autres personnes, jusque-là insoupçonnées, ont également été entendues. Plusieurs cadres du CNHU-HKM, dont le directeur de l’équipement et du matériel, le surveillant général, ainsi que le chef du service recouvrement et son adjoint, ont été auditionnés par les enquêteurs. Cette vague d’auditions soulève des interrogations sur d’éventuelles responsabilités hiérarchiques ou des complicités passives.

Ce nouveau développement judiciaire intervient alors que le CNHU-HKM traîne déjà des casseroles liées à la gestion de sa morgue. Un précédent scandale de ventes illicites de formol avait conduit six agents devant un Conseil de discipline, qui avait recommandé leur mutation. Pourtant, aucune mesure concrète n’avait été prise, et aujourd’hui, certains de ces mêmes agents se retrouvent impliqués dans cette affaire criminelle.

Avec ces premières arrestations, la CRIET entend faire la lumière sur l’affaire et déterminer l’étendue des responsabilités. L’enquête se poursuit et d’autres interpellations ne sont pas exclues dans les jours à venir. Nous y reviendrons certainement. [Cliquez-ici pour plus d’informations]

© BÉNIN NEWS, l’information autrement.

Leave A Reply

Your email address will not be published.

× Contactez-Nous