Bénin : il organise ses propres funérailles pour échapper à un procès… mais la CRIET le « ressuscite »

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Il voulait reposer en paix… il risque plutôt de reposer en cellule.

Il y a des escrocs qui prennent la fuite. D’autres changent d’identité. Mais lui, il a opté pour une stratégie plus… radicale : simuler sa propre mort avec mise en scène funéraire complète ! Malheureusement pour lui, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) n’a pas cru à son décès et l’a ramené à la vie judiciaire.

Le prévenu, un jeune Béninois pâtissier de formation, est accusé d’avoir délesté un expatrié français de la coquette somme de 53 millions de FCFA. Selon l’accusation, il se serait fait passer pour un homme d’affaires engagé dans des œuvres caritatives et aurait convaincu sa victime d’investir. Une fois les fonds encaissés, l’escroc présumé a pris la poudre d’escampette.

Pour faire disparaître toute trace de lui, il aurait organisé ses propres funérailles : Faire-part, veillée de prière, messe d’enterrement et même la mention d’un cimetière où il aurait été inhumé. Un chef-d’œuvre de mise en scène ! Et pour couronner le tout, il aurait même envoyé à la victime des photos de lui… allongé dans un cercueil, l’air plus inerte qu’un poisson fumé.

Le revenant plaide non coupable

Malheureusement, sa victime ne croyait pas aux esprits errants et a continué à fouiller. Résultat : le « défunt » s’est retrouvé bien vivant devant les juges de la CRIET, essayant de défendre son cas.

« Je n’ai jamais escroqué cet expatrié ! », s’est-il insurgé. Selon lui, c’est le Français qui l’aurait contacté, promettant de l’aider à voyager en France. Il affirme que l’expatrié prenait en charge ses dépenses et lui aurait même conseillé de quitter la maison de ses parents pour s’installer ailleurs.

Mais l’histoire prend une tournure encore plus curieuse : le prévenu explique que son bienfaiteur lui aurait finalement révélé être homosexuel. Gêné, il aurait décidé de couper les ponts. Quant à la fameuse mise en scène funéraire, il accuse un « ami » d’avoir monté ce scénario macabre.

Le parquet n’est pas dupe

Le ministère public, visiblement plus sceptique qu’un inspecteur de police devant un suspect trop bavard, a posé une question directe au prévenu : « Est-ce que vous êtes homosexuel ? »

« Non ! », a répondu le jeune homme.

Le magistrat enchaîne : « Alors pourquoi acceptiez-vous son argent ? »

Réponse du prévenu : « Je ne connaissais pas ses intentions au départ. »

Sauf que l’accusation ne s’arrête pas là. Selon le parquet, des preuves de cybercriminalité ont été retrouvées sur le téléphone du prévenu. Un détail qui n’arrange pas son cas.

Convaincu de la culpabilité du mis en cause, le ministère public a requis cinq ans de prison ferme, une amende d’un million de FCFA et le remboursement des 53 millions de FCFA détournés.

Le verdict est attendu pour le 19 mai 2025. En attendant, une chose est sûre : le jeune homme est bel et bien vivant… et risque de passer quelques années derrière les barreaux pour méditer sur sa fausse mort. Il voulait reposer en paix… il risque plutôt de reposer en cellule.

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