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Ce que vous ne saviez peut-être pas : il y a 41 ans, le tragique accident qui a précédé la mort du prophète Oshoffa

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Le 1er septembre 1985, Samuel Bilewu Joseph Oshoffa, fondateur de l’Église du Christianisme Céleste, échappait de peu à la mort dans un violent accident de la route. Neuf jours plus tard, le prophète rendait son dernier souffle à Lagos.

Il y a des dates qui restent gravées dans la mémoire d’une communauté. Le 1er septembre 1985 en est une pour les fidèles de l’Église du Christianisme Céleste. Ce jour-là, la vie du prophète, pasteur et fondateur Samuel Bilewu Joseph Oshoffa bascule dans un drame qui allait, neuf jours plus tard, conduire à sa disparition.

Ce dimanche-là, Oshoffa se rendait à Ibadan, où il devait participer à la fête de moisson d’une paroisse du Christianisme Céleste. Alors que le véhicule se trouvait à une vingtaine de kilomètres de la ville, un pneu aurait éclaté. La voiture perdit le contrôle, fit plusieurs tonneaux avant de terminer sa course dans la brousse. Oshoffa survécut à l’accident. Mais deux de ses proches collaborateurs, Thomas Chukwuemeka Benissan et Godwin Oritse Clement Macmetsantrun, périrent dans le drame. Le prophète, lui, fut conduit à l’hôpital pour recevoir des soins.

Un accident dont il allait sortir vivant… pour quelques jours seulement

Transporté pour recevoir des soins, le fondateur de l’Église du Christianisme Céleste semblait avoir échappé au pire. Sa fille Edith Oshoffa, qui a raconté des années plus tard les événements, explique qu’elle l’avait accompagné à l’hôpital après l’accident. Selon son témoignage, Oshoffa avait très peu de blessures physiques, mais il avait notamment une fracture au majeur de la main gauche.

Oshoffa aurait demandé à plusieurs reprises des nouvelles de ses compagnons. Selon un récit consacré à ses derniers jours, ses proches lui auraient caché leur décès, lui faisant croire qu’ils étaient également hospitalisés.
Lorsqu’il aurait finalement appris leur mort, il aurait prononcé une phrase particulièrement poignante : « Ils sont trop jeunes pour mourir. Je devrais mourir à leur place. »

Pendant quelques jours, l’espoir renaît autour du prophète. Le pire semblait derrière lui.

Mais le destin en décidera autrement.

Dans la matinée du 10 septembre 1985, soit neuf jours après l’accident, Samuel Oshoffa meurt à First Shadrach Hospital, à Ilupeju, Lagos. Une source consacrée aux derniers jours de sa vie rapporte qu’il devait alors être libéré de l’hôpital, son état ayant été jugé suffisamment rétabli. Mais dans les heures qui ont précédé sa mort, le prophète aurait déclaré : « Lorsque le temps de Dieu arrivera, l’homme s’endormira simplement et passera de l’autre côté. »

Avant de mourir il aurait déclaré : « Jésus-Christ est mort à seulement 33 ans. Pourquoi ne devrais-je pas mourir ? J’ai 76 ans. L’heure est venue pour moi d’être sacrifié. Le moment est venu pour moi de quitter cette vie. J’ai fait de mon mieux dans cette course. »

De l’accident à une disparition qui allait bouleverser toute une Église

La mort de celui qui avait fondé l’Église en 1947 provoqua un profond bouleversement parmi ses fidèles. Oshoffa, né à Porto-Novo, avait consacré une grande partie de sa vie à l’évangélisation et à l’expansion de son mouvement religieux, devenu l’un des grands courants chrétiens nés en Afrique de l’Ouest.

Le plus poignant dans cette histoire reste peut-être cette succession de quelques jours : le 1er septembre, un accident auquel il survit ; le 10 septembre, la mort.

Quarante et un ans plus tard, le souvenir de ce drame demeure.

Car parfois, l’histoire ne retient pas seulement le jour où un homme est mort. Elle retient aussi le jour où, sans que personne ne le sache encore, son dernier voyage avait déjà commencé.

benin-news.com, l’information autrement.

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