Bénin : le Sénat, prochain défi institutionnel avant le 24 mai

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À l’approche de la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni, prévue le 24 mai 2026, une interrogation institutionnelle prend de l’ampleur : le Sénat devra-t-il être installé avant cette échéance ? À la lecture de la nouvelle Constitution, cette hypothèse paraît sérieusement fondée.

Le dernier alinéa de l’article 53 de la Constitution révisée dispose que : « le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle, devant les autres membres de ladite Cour, l’Assemblée nationale, les bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes. ». Cette disposition mérite une attention particulière. Le texte mentionne non seulement le Sénat, mais les bureaux du Sénat, c’est-à-dire les organes dirigeants de cette institution.
En pratique, cela suppose généralement que : les membres du Sénat aient déjà été désignés ou installés ; le président du Sénat ait été élu ; le bureau de la chambre haute soit constitué ; l’institution soit juridiquement et fonctionnellement opérationnelle.

À ce stade, plusieurs observateurs estiment donc que la lecture stricte du texte laisse penser que l’installation du Sénat pourrait intervenir avant le 24 mai 2026, date de l’investiture présidentielle.

Jean-Baptiste Élias partage cette lecture

Invité hier dimanche 26 avril 2026 de l’émission Grand Angle, Jean-Baptiste Élias a défendu cette interprétation. « Au plus tard le 23 mai 2026, il faut que le Sénat soit installé, qu’il ait élu son président et que le bureau puisse venir s’asseoir à la prestation de serment du nouveau président de la République », a-t-il déclaré.
Une position qui relance le débat sur le calendrier institutionnel des prochaines semaines.

Qui pourrait présider le Sénat ?

Si la mise en place du Sénat intervient avant l’investiture, la désignation de son président deviendra l’un des premiers enjeux majeurs. Une telle responsabilité revient souvent à une personnalité expérimentée, disposant d’une connaissance approfondie de l’État.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que l’actuel chef de l’État, Patrice Talon, réunit de nombreux atouts : expérience du pouvoir, maîtrise des réformes engagées et stature d’homme d’État. Son nom apparaît donc naturellement parmi les profils les plus crédibles, sous réserve bien entendu des mécanismes prévus par les textes et des choix politiques à venir.

Le compte à rebours est lancé

À mesure que le 24 mai approche, le calendrier devient de plus en plus serré. Si l’esprit de l’article 53 est appliqué dans sa lecture la plus directe, les prochaines semaines pourraient être décisives pour l’installation du Sénat et l’achèvement de la nouvelle architecture institutionnelle du Bénin.

Abbas TITILOLA

benin-news.com, l’information autrement.

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