Ce qui semblait être un suicide tragique dans le village d’Aklampa, commune de Glazoué, s’est finalement transformé en une affaire criminelle digne d’un scénario à rebondissements. Retrouvé pendu le 9 avril 2026 à son domicile, le jeune Aïffa Marc n’aurait en réalité pas mis fin à ses jours.
Le drame avait profondément bouleversé la communauté. Ce matin-là, la découverte du corps sans vie du jeune homme, suspendu à une poutre, avait conduit ses proches et les habitants du village à conclure à un acte de désespoir. L’inhumation avait d’ailleurs été rapidement organisée, dans un climat de tristesse et d’incompréhension.
Mais l’affaire a pris une tournure inattendue quelques jours plus tard. Selon des informations rapportées par Le Potentiel, l’un des suspects présumés, alors qu’il tentait de fuir vers le Nigeria, aurait été pris de panique après avoir vu le défunt sur son chemin, selon ses aveux.
Profondément troublé, entre peur et remords, il a finalement rebroussé chemin pour se rendre au commissariat d’Aklampa, où il est passé aux aveux.
Ces révélations ont totalement remis en cause la thèse du suicide, orientant désormais l’enquête vers un homicide volontaire. À ce stade, deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles devraient être présentées au procureur de la République près le tribunal de Dassa-Zoumè. Par ailleurs, deux autres individus, considérés comme complices, sont toujours en fuite et activement recherchés, portant à quatre le nombre total de personnes impliquées dans cette affaire.
Encore sous le choc, les habitants de Glazoué espèrent désormais que toute la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame. Cette affaire, aussi troublante soit-elle, rappelle que la vérité finit souvent par émerger, même de manière inattendue, et que justice devra être rendue à Aïffa Marc.
Amac Roland SIKO
