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Journée internationale de la fille : chaque enfant mérite une enfance, pas un mariage

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Célébrée ce dimanche 11 octobre 2026, la 15ᵉ édition de la Journée internationale de la fille met l’accent sur une urgence : mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles. Derrière ce thème, il y a des enfances interrompues, des rêves abandonnés et des millions de filles qui attendent encore de pouvoir choisir leur avenir.

Elle devrait être à l’école, apprendre de nouvelles choses, jouer avec ses amies, rêver de son métier de demain et grandir à son rythme. Elle devrait pouvoir rire sans peur, faire des projets et croire que l’avenir lui réserve de belles possibilités. Pourtant, pour de nombreuses filles dans le monde, cette enfance reste fragile. Certaines sont contraintes de devenir épouses alors qu’elles sont encore des enfants, bien avant d’avoir eu le temps de découvrir pleinement qui elles sont et ce qu’elles souhaitent devenir.

C’est pour rappeler cette réalité et appeler à un engagement plus fort en faveur des filles que la communauté internationale célèbre, ce dimanche 11 octobre 2026, la 15ᵉ édition de la Journée internationale de la fille.

Le thème retenu cette année est évocateur : « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles ». Il invite les familles, les communautés, les pouvoirs publics et les partenaires de développement à agir pour que chaque fille puisse grandir, apprendre et construire librement son avenir.

Le mariage des enfants, une enfance qui s’arrête trop tôt

Derrière le mariage d’une fille encore mineure, il y a souvent bien plus qu’une cérémonie. Il peut y avoir une scolarité interrompue, des responsabilités trop lourdes pour son âge, des choix imposés et des espoirs mis de côté. Là où elle devrait encore apprendre à se connaître, elle peut se retrouver confrontée à des obligations d’adulte, sans avoir eu le temps ni les moyens de s’y préparer.

Les conséquences peuvent être profondes. Une fille mariée trop tôt risque de quitter l’école, de perdre des possibilités de formation et de devenir financièrement dépendante. Elle peut aussi être exposée à des grossesses précoces, à des risques pour sa santé et à des situations de violence ou d’isolement. Chaque situation est différente, mais une même réalité demeure : le mariage des enfants peut priver les filles d’une part essentielle de leur liberté et de leurs chances de réussir leur vie.

Certaines familles prennent ces décisions sous la pression de la pauvreté, de traditions profondément ancrées ou de l’insécurité. D’autres peuvent croire qu’un mariage précoce protégera leur fille ou lui garantira un avenir meilleur. Pourtant, une fille ne devrait jamais avoir à renoncer à son enfance pour répondre aux difficultés des adultes.

La protéger, ce n’est pas s’attaquer à une famille ou à une communauté. C’est rappeler que sa dignité, sa santé, son éducation et son avenir comptent autant que ceux de n’importe quel autre enfant.

Investir dans les droits des filles, c’est préparer l’avenir

Mettre fin au mariage des enfants ne suffit pas si les filles continuent de manquer d’école, de protection, de soins et de possibilités pour réaliser leurs ambitions. C’est pourquoi le thème de cette édition insiste également sur l’investissement dans leurs droits.

Investir dans une fille, c’est lui permettre de poursuivre ses études même lorsque sa famille traverse des difficultés. C’est lui offrir un environnement où elle peut parler, être écoutée et demander de l’aide sans craindre d’être humiliée ou rejetée. C’est aussi lui garantir l’accès à l’information, aux soins de santé et à une protection contre les violences et les discriminations.

Cet engagement commence dans les familles. Les parents ont un rôle essentiel à jouer en encourageant leurs filles, en prenant leurs aspirations au sérieux et en leur donnant la possibilité de poursuivre leurs études. Il se poursuit à l’école, où les enseignants doivent pouvoir contribuer à repérer les situations préoccupantes et à orienter les enfants vers les structures compétentes. Les autorités, les associations, les leaders communautaires et religieux ont également leur part de responsabilité dans la prévention des mariages précoces et la défense des droits des enfants.

Au Bénin comme ailleurs, cette sensibilisation doit rappeler une vérité simple : une fille n’a pas besoin d’être mariée pour avoir de la valeur, ni de devenir mère pour mériter le respect. Elle a le droit d’être une enfant, de recevoir une éducation, de développer ses talents et de participer aux décisions qui concernent sa vie, dans le respect de ses droits.

Une fille protégée aujourd’hui, une femme plus libre demain

En cette Journée internationale de la fille, les mots ne suffisent pas. Derrière les messages et les campagnes de sensibilisation, il faut des actions concrètes, une écoute attentive et une volonté collective de ne laisser aucune fille de côté.

Il faut pouvoir entendre celle qui ne veut pas abandonner l’école, celle qui craint qu’on décide de son avenir sans la consulter, celle qui subit des pressions qu’elle n’ose pas dénoncer. Il faut aussi soutenir les familles en difficulté et combattre les préjugés qui font parfois passer le mariage précoce pour une solution.

Une fille ne devrait pas avoir à choisir entre son éducation et sa famille, entre sa sécurité et son avenir, entre le silence et la peur d’être rejetée. Elle devrait pouvoir grandir entourée de personnes qui la protègent, la respectent et croient en ses capacités.

En ce dimanche 11 octobre 2026, le message de la 15ᵉ édition de cette journée mérite d’être entendu partout : aucune fille ne devrait perdre son enfance au nom d’une tradition, de la pauvreté ou d’une décision prise à sa place. Chaque fille mérite de grandir, d’apprendre, de rêver et de choisir son avenir. La protéger aujourd’hui, c’est lui donner la chance de devenir demain une femme libre, instruite et pleinement actrice de sa vie.

benin-news.com, l’information autrement.

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