Confidence : « j’étais chez ma nouvelle coiffeuse lorsqu’elle a parlé de son nouveau pain. J’ai regardé la photo, c’était mon mari »
Je m’appelle Georgette. Il m’est arrivée une histoire incroyable.
Ma coiffeuse n’était pas disponible et une amie m’a conseillé une autre qu’elle connaissait bien.
J’y suis allée. Pendant qu’elle me coiffait, elle discutait avec les autres de sa vie privée. Elle a évoqué plusieurs fois le nouvel homme de sa vie qui ne jure plus que par elle. Elle leur montrait la photo et par curiosité, j’ai regardé. C’était mon mari.
Sans perdre mon sang froid, je lui ai demandé si cet homme n’était pas marié. Elle m’a dit qu’il était bien marié mais sa femme était folle et attachée au village. Il ne veut pas seulement créer des problèmes dans la famille en divorçant brusquement. Il attend qu’elle meurt car elle ramasse déjà les choses en route.
J’ai hoché la tête. Je lui ai demandé s’il venait souvent au salon. Elle m’a dit qu’il allait bientôt passer la chercher.
Sur ce , je lui ai dit que j’étais vraiment heureuse pour elle. Elle a fini avec moi mais je lui ai demandé si ça ne l’ennuyait pas que j’attende un peu. J’avais un rendez-vous en ville et je ne voulais pas arriver plus tôt. Je suis restée. Dix minutes plus tard, j’ai vu mon mari entrer. Il souriait. La coiffeuse est tombée dans ses bras.
Dès qu’il m’a vue, il a failli s’évanouir.
Je me suis levée et j’ai dit à la coiffeuse :
_ Ah, ton nouveau gars est vraiment charmant. Dommage pour sa femme folle !
La coiffeuse riait. Mon mari cherchait l’air avec ses narines.
J’ai payé et je suis partie.
Mon mari est rentré tard le soir en marchant sur la pointe des pieds.
Il m’a vue assise au salon.
Il regardait de gauche à droite. Je n’ai rien dit.
Pendant une semaine, je n’ai rien dit. J’apprêtais sa gamelle le matin et je préparais ses repas.
Il est sorti un matin et il est allé dire à la famille qu’on doit me faire parler sinon il n’entre plus à la maison.
J’ai dit je ne parle pas.
Ma folie n’aime pas le bavardage. Je suis une folle muette.
Depuis, il est calé dehors.
À comportement de cafard, réaction de la babouche. C’est lui qui va devenir fou.
À ma place, qu’auriez vous fait ?
