Guerre en Ukraine : un rapport révèle le recrutement massif d’Africains par des réseaux liés à Wagner

Un rapport publié en 2026 par l’organisation All Eyes on Wagner (AEOW) met en lumière un phénomène préoccupant : le recrutement structuré de ressortissants africains pour participer à la guerre en Ukraine aux côtés de la Russie. Selon cette enquête, 1 417 Africains issus de 35 pays ont été identifiés comme ayant été enrôlés entre 2023 et mi-2025.
Parmi eux, au moins 316 auraient été tués sur le front, illustrant un taux de pertes particulièrement élevé. Le rapport cite notamment le Cameroun comme l’un des pays les plus touchés, avec 335 ressortissants recrutés et 94 décès enregistrés.
Les personnes concernées proviennent de divers pays africains, dont le Ghana, le Kenya ou encore l’Égypte.
L’enquête décrit des méthodes de recrutement jugées trompeuses. De nombreux candidats auraient été attirés par des promesses d’emplois, d’études ou de facilités de voyage vers la Russie. Une fois sur place, certains se seraient retrouvés intégrés de force ou sous pression dans des unités combattantes. D’autres auraient accepté de s’engager en raison de difficultés économiques.
Selon AEOW, ce système s’inscrit dans une stratégie plus large visant à compenser les besoins en effectifs militaires, en s’appuyant sur la vulnérabilité socio-économique de certains jeunes africains.
Face à ces révélations, plusieurs organisations de défense des droits humains s’inquiètent d’une exploitation de ressortissants étrangers dans un conflit armé. De leur côté, les autorités russes défendent la légalité des engagements, affirmant qu’ils reposent sur le volontariat et qu’aucune distinction n’est faite selon la nationalité.
Ce rapport relance ainsi le débat sur les conditions de recrutement, la protection des citoyens africains à l’étranger et les conséquences humaines de leur implication dans des conflits internationaux.
benin-news.com, l’information autrement.
